Chère Ange transatlantique,
C’était cette journée d’un de ces hiers. C’était cet octobre. Cet octobre. C’était quelque chose que ce moment. Nous baignions dans l’aube d’un peut-être par une soirée de campagne pour toi, par un midi de feuilles d’érables pour moi. Marionnettes modernes d’un dieu géant ! Géant avec des mains comme des continents. Dieu qu’on est en pensée. Dieu qu’on est partout où on est deux.
Montréal pleurait sa plus belle saison et ses filles sans culottes. La ville se changeait, se faisait belle.
Un peu plus tard tu me parlais. Un arbre jaune en avait des frissons pour moi. Le ciel était haut et moutonné de nuages. Le vent était un berger, le froid son chien. J’avais les yeux éclaboussé de zénith. Une brume blonde déposait son voile. Tu me demandais comment j’allais. Pétards et guitares à mèches survoltées d’ondes.
Karma de bombe.
Invitation sans faire part de tout.
Domino vespéral
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vendredi 5 novembre 2010
Marionnettes modernes ou âmes soeurs par procuration
Pluie de feuilles et Erable rouge, Ciel haut et Nuage mouton, Ivre froid, Gifle Vent et Journée d’hier. Cervelle sèche et Brume de blonde, Pétards et Guitares à mèches emmêlées d’ondes. Karma de bombe tactile.
Pleur de saison et Fille sans maquillage, Ordinateur masqué. Piano du monde, Clavier de l’espace. Tâtons virtuels et Temps-partiel. Chakras, voyageurs invisibles.
Cyber papilles et Pupilles pixels. Chaman de l’internet sans fil. L’intérêt des filles. Marionnette terrible à côté de Marionnette sensible. Marionnette sans cil regarde Marionnette sans fil.
Journée d’hier, Après hier, Journée fragile, Présent passé, Futur proche, Promenade de l’âme, Rêve insensé, Drôle d’accroche, D’un continent à une dame, Pourquoi pas, Traversée sensible.
Ange transatlantique et Domino vespéral/De combien de nuits se souviendra-t-on ?
Pleur de saison et Fille sans maquillage, Ordinateur masqué. Piano du monde, Clavier de l’espace. Tâtons virtuels et Temps-partiel. Chakras, voyageurs invisibles.
Cyber papilles et Pupilles pixels. Chaman de l’internet sans fil. L’intérêt des filles. Marionnette terrible à côté de Marionnette sensible. Marionnette sans cil regarde Marionnette sans fil.
Journée d’hier, Après hier, Journée fragile, Présent passé, Futur proche, Promenade de l’âme, Rêve insensé, Drôle d’accroche, D’un continent à une dame, Pourquoi pas, Traversée sensible.
Ange transatlantique et Domino vespéral/De combien de nuits se souviendra-t-on ?
Elle avait bon goût
Elle avait le goût de passé et de pas assez. Le goût d’opiacée. Elle avait le goût de pêcher. Le goût de se frotter, mordre et lécher. Elle avait le goût de prune et de brume. Elle avait le goût d’être brune. Elle avait le goût de perfusion à la morphine. Le goût imagine-passion. Elle avait le goût d’un rêve flou qui s’écharpe et ronge. Le goût fou qui s’échappe des songes. Elle avait le goût de l’horizon et de l’océan. Le goût d’horizon et d’océan. Elle avait le goût de l’un dans l’autre et de l’un sans l’autre. Le goût de l’un et l’autre. Elle avait le goût de la mer en hiver. Le goût du décalage horaire. Elle avait le goût de boomerang perdu. Le goût de ma langue déchue.
vendredi 1 octobre 2010
Inspiration aspirine
Mal aux cheveux, gueule de bois, la gueule de mon foie. Poignet douloureux. Cachet de boîte. Boîte à soûls. Etranges trous noirs, puits sans souvenirs, pluie sans sourire, rien de beau aujourd’hui, si ce n’est mon trench coat. Ma vie de papier est toute mouillée. Origami raplapla. Monogamie avec l’ennui, polygame des yeux, poly cames, les cieux. Lendemain déchantant et désenchanté. Encore un. Le jour me boude, jaloux de mes nuits. Je me Shéhérazade. Des centaines de nuit déjà. Dans mon compte, entre le miroir et l’étoile. Entre spéculations et considérations. Entre Narcisse et Icare. Tomber de haut ou pas. Au fond de la flotte quoi qu’il en soit.
Melusine
Femme qui vit, ma flamme sur le qui-vive, mon âme sur le quai file des oiseaux noirs aux grandes ailes sombres aux vinyles d’ailleurs, télé transportés électroniquement d’un rire à une toux. Lumières tamisées, gorge immense, bière belle gueule, et rhum température ambiante à venir, lèvres pulpeuses. Jeans serré, accent du bord du fleuve et des hivers froids, Chuchotements et explosions sonores de sa bouche, malade à tuer. Melissima mia melusina !
lundi 27 septembre 2010
Kawa sutra
Un bar à café. Et non un café. La nuance est infime et infinie. Haute voltige et morale acceptée. Une ruse faite pour moi, pour tous les coquets de l’égo, pour tous les handicapés du Prozac et du café et visiblement les sou-doués de la mode. Un spaghetti numéro sept aplati pour remuer son sucre. Ecologie de l’idée. Charmant bordel mais putain de décor. Le serveur habillé en gondolier sûrement responsable est sûrement responsable. J’écris à une machine à coudre face à une grande planche en bois, un siège de barbier, les contes de la folie ordinaire, la presse, de la mousse de lait, une immense scie rouillée en Damoclès au dessus d’un couple qui ne m’intéresse pas. Trois rousses pour six brunes. Pas de blondes. Une échelle dessinée au mur, deux grosses, un type de passage, parfum de violette parce que porte de chiotte ouverte. Murs blancs. Pourquoi ? Murs blancs entrecoupés de shémas chimiques, molécules de café et dessins agaçants d’un paresseux déjà fatigué et lampe, lampe qui défie mes adjectifs. Une télé, la belle et la bête, Radiohead, une diarrhée de gens qui passent, qui passent, qui passent dehors, qui peut-être aiment ça mais ne se rendent pas compte qu’ils passent sur du KarmaPolice. I love myself. I love myself. Penser ne me sert à rien aujourd’hui. Une fille qui sourit à son mobile. Encore un lendemain, dans le courant des journées d’hier, dans la traine des souvenirs refantasmés, dans l’espace aussi perdu qu’inventable d’un bar à café. Et putain ! Personne ne ferme sa porte de chiotte ici ?! Porte ouverte sur la paisible défection de tout ce petit monde, au parfum de violette. Poésie noire de l’envie d’avoir envie. Du Johnny maintenant ! Tout va bien ! Merde et soupir marabout flash ! Envolée solitaire et vapeurs de kawa, sexe de femme empalé sur un building, œil téton, sourire nombril. Fureur et minceur. Fille qui me ramène des journaux qui ne sont pas les miens. Baiser. Fille qui s’essuie le con dans cette confinerie violette. Baiser. Fille qui l’attend. Baiser. Et putain de de nouveau de putain de porte ouverte ! Fer à cheval. Bar à café qui ferme à Sept heure. Librairie, onze heure. Dix degrés de tomber pendant la nuit. Pas faim. Même pas la faim d’avoir faim. Soif quand-même. Soif d’une âme naufragée, échouée sur un autre continent. Il faut baiser !
jeudi 23 septembre 2010
Omelette au saumon et nébuleuse d'Oriane
J’aimais son sourire forcé, forcée d’être une serveuse. Coupe garçon et pendantes boucles d’oreilles. Elle fait avouer un peu d’ambigüité dans le goût. Le jour d’après. Je vois bien que pour certains c’est aujourd’hui. S’ils continuent à s’aimer, je vais gerber. Ils sont seuls dans le bar, et puis il y a moi. Et les deux Safo. Etre une femme pour me pardonner ma bêtise d’homme. Pour pouvoir pleurer. J’aime et puis quoi… ? Echapper un peu plus à l’asile. Empaillé, l’animal social. Au comptoir ou sous la pluie. Contre toi ou à côté. Juste avant encore demain. Une hélice qui tourne. Une cigarette pour compter le temps. Une cigarette, le temps qu’une hélice tourne. Des verres suspendus à l’envers. Hasard-branlette et bougie seule. Te disputer mon être. Ne pas te connaître pour mieux t’apprécier. Entouré de soûls. Toi qui parle de toi, ma main dans tes cheveux. Dors soleil d'or!
Ca pour ça
Mourir pour renaître un peu d’espoir phénix. Larme artisanale. Saint Sylvestre dans l’âme. Jouer de l’accordéon avec la vie. Un jeu, un instrument. Lumière et sac à main. Tousser tout ça et comprendre partiellement la moitié d’une chose. Merde. Bière qui plus est. Jazz à nouveau. Bye bye Baby.
Je sais que c’est de la folie
Voir combien de temps je pourrais suivre cette inconnue, me changer et revenir au même endroit.
Vulnérable
Déprécier le temps pour le temps. Les gens vont tellement aux toilettes. Pourquoi je laisserais au hasard quelque chose que je veux être sur ma destinée…Je voulais voir si je pouvais m’offrir de t’offrir un verre pour me rattraper d’hier. Je ne me sentais pas le courage d’affronter cette journée seul et puis je ne voulais pas m’évader, m’effacer dans un film. Alors je t’attends, je bois dans un bar. Au travers des gens…
Ca pour ça
Mourir pour renaître un peu d’espoir phénix. Larme artisanale. Saint Sylvestre dans l’âme. Jouer de l’accordéon avec la vie. Un jeu, un instrument. Lumière et sac à main. Tousser tout ça et comprendre partiellement la moitié d’une chose. Merde. Bière qui plus est. Jazz à nouveau. Bye bye Baby.
Je sais que c’est de la folie
Voir combien de temps je pourrais suivre cette inconnue, me changer et revenir au même endroit.
Vulnérable
Déprécier le temps pour le temps. Les gens vont tellement aux toilettes. Pourquoi je laisserais au hasard quelque chose que je veux être sur ma destinée…Je voulais voir si je pouvais m’offrir de t’offrir un verre pour me rattraper d’hier. Je ne me sentais pas le courage d’affronter cette journée seul et puis je ne voulais pas m’évader, m’effacer dans un film. Alors je t’attends, je bois dans un bar. Au travers des gens…
mercredi 22 septembre 2010
Les roses assassines ou les filles sans colliers
Humeur de bouteille, une fois n’est pas coutume, trimballé entre plusieurs pensées rêve gauche.
Bar obscur et journée pluvieuse, que faire de moi… ? Chaque journée a si bon goût. Un houblon nuageux, aujourd’hui. Une fille, les bras en l’air, les aisselles nues, les cheveux attachés à l’ex-nouvelle mode houpette voyage-voyage. Il est trop vieux. Ca doit être son père… Barman payé pour attendre les clients et me regarder écrire. Les bras croisés. Un piano recouvert. Un piano où j’ai vu jouer Gonzales le fou, Chantale la poète duelliste des cordes et Rosa, l’étudiante japonaise. Vapeurs de lave-vaisselle et bruit de shakers sur de la bossa nova. Mon manteau sur les épaules, mon mini pc sous les doigts et mon vague à l’âme, vague averse, pluie à peine crachin qui vague à mon âme, amère amour solitaire. Tableau noir sous la craie, serviettes et filles sans colliers, roses assassines, chargées de réalité. Belle désillusion pour une fois. Dans quel ordre ? Une vie où tout est neuf. Où tout est différent. Où tout est plus ou moins pareil à ce qu’on espérait. A ce qu’on enviait. Pour soi. Si facilement et puis ces petits sauts d’obstacles. Ces petits choix. Ces petits toi ou toi ou encore toi. Et puis t’es qui toi ? Ton numéro ? Stp ! Une pour tout résoudre ou alors est-ce là que réside le problème que tu pardon je ne veux pas résoudre. Un peu moins se parler et un peu plus s’écouter. M’être vu il y a dix ans et me voir dans dix ans. Regard vide par la fenêtre, revenir à soi et chercher une métaphore, une allégorie à l’à-présent arc-en-ciel sous la pluie. Une terrasse avec des demoiselles. Brune, brune, blonde, ambrée.
Brinqueballer, tanguer et chavirer toujours entre contemplation et impatience. Laisser faire ou agir, provoquer le destin. Mais comment ? Comment ne pas le laisser être ce qu’il est. Ecrire un peu tous les jours et draguer un peu tous les soirs. Avenir de bar en bar. De mots en mots. Elles sont toutes tellement quelque chose que je voudrais goûter une vie entière. Neuf vies de chat pour vivre à fond les accidents de cœur, démon des toits. Un contre bassiste qui s’installe contre un mur à côté d’un piano. Quel instrument ! Mes amis arrivent pour un jazz six à huit. Patte blanche et pelote de laine en do mineur. Hasard à répétition sonores. Destinées embrassées d’une musique et d’un homme accoudé au comptoir. Quoi le jazz et moi ?
Bar obscur et journée pluvieuse, que faire de moi… ? Chaque journée a si bon goût. Un houblon nuageux, aujourd’hui. Une fille, les bras en l’air, les aisselles nues, les cheveux attachés à l’ex-nouvelle mode houpette voyage-voyage. Il est trop vieux. Ca doit être son père… Barman payé pour attendre les clients et me regarder écrire. Les bras croisés. Un piano recouvert. Un piano où j’ai vu jouer Gonzales le fou, Chantale la poète duelliste des cordes et Rosa, l’étudiante japonaise. Vapeurs de lave-vaisselle et bruit de shakers sur de la bossa nova. Mon manteau sur les épaules, mon mini pc sous les doigts et mon vague à l’âme, vague averse, pluie à peine crachin qui vague à mon âme, amère amour solitaire. Tableau noir sous la craie, serviettes et filles sans colliers, roses assassines, chargées de réalité. Belle désillusion pour une fois. Dans quel ordre ? Une vie où tout est neuf. Où tout est différent. Où tout est plus ou moins pareil à ce qu’on espérait. A ce qu’on enviait. Pour soi. Si facilement et puis ces petits sauts d’obstacles. Ces petits choix. Ces petits toi ou toi ou encore toi. Et puis t’es qui toi ? Ton numéro ? Stp ! Une pour tout résoudre ou alors est-ce là que réside le problème que tu pardon je ne veux pas résoudre. Un peu moins se parler et un peu plus s’écouter. M’être vu il y a dix ans et me voir dans dix ans. Regard vide par la fenêtre, revenir à soi et chercher une métaphore, une allégorie à l’à-présent arc-en-ciel sous la pluie. Une terrasse avec des demoiselles. Brune, brune, blonde, ambrée.
Brinqueballer, tanguer et chavirer toujours entre contemplation et impatience. Laisser faire ou agir, provoquer le destin. Mais comment ? Comment ne pas le laisser être ce qu’il est. Ecrire un peu tous les jours et draguer un peu tous les soirs. Avenir de bar en bar. De mots en mots. Elles sont toutes tellement quelque chose que je voudrais goûter une vie entière. Neuf vies de chat pour vivre à fond les accidents de cœur, démon des toits. Un contre bassiste qui s’installe contre un mur à côté d’un piano. Quel instrument ! Mes amis arrivent pour un jazz six à huit. Patte blanche et pelote de laine en do mineur. Hasard à répétition sonores. Destinées embrassées d’une musique et d’un homme accoudé au comptoir. Quoi le jazz et moi ?
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