mardi 28 septembre 2010

Je crois donc j'espère

Je crois qu’elle est brune, avec des cheveux longs, le plus long possible. Légèrement ondulés. Un nez fort, un teint, une fois pâle, une fois dorée, mais toujours un peu bronzée. Des petits seins comme des joues souriantes. Un sourire qui rappelle ses yeux et vice versa. Il n’y aurait rien de trop mais pas assez non plus. On ne pourrait jamais en être écœuré mais on n’en aurait jamais assez non plus. Ce manque, ce serait l’amour parce qu’elle sait aimer. Il y aurait toujours de la place. Elle serait toujours la même mais il y aurait toujours du neuf. Son visage serait aussi doué que le ciel pour montrer ses émotions. Son front et ses joues parleraient de l’horizon, ses yeux de ses nuages, de la lune et du soleil. Sa bouche mentirait de temps en temps pour que ses yeux n’aient pas à le faire. Ses yeux auraient plus d’intimité que la profondeur d’un lac au Canada. Ses yeux m’embrasseraient et je m’y noierais pour gouter son âme. Sa bouche me ramènerait à la surface de ses lèvres jalouses et je coulerais à nouveau dans sa bouche. Ses bras seraient comme des lianes pour attraper les étoiles, ses mains seraient faites pour les porter à leurs doigts. Elle aurait des jambes comme des fleuves, infinies. Et suivant l’onde de leur tendresse, j’aboutirais à leur delta, à l’origine du monde, au bord de son océan.

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