Les histoires ne choisissent pas leur début.
Pas plus que la foudre ne choisit d’électriser la nuit
Dans sa robe bleue étoilée à la fois trop courte
Et trop longue que pour aimer mille pluies.
Comme une sortie de route,
Se juger soi-même, les souliers dans le caniveau.
Se rendre compte que sa vie est un mariage blanc.
Avoir pour maîtresse la rue et y gâcher sa mémoire,
Le long des trottoirs.
Hasardeux comme le destin quand il ne veut pas qu’on le reconnaisse.
Ce n’est pas pour rien que les hôpitaux sont couleur neige.
Et que les trônes de Chine brillent à rendre aveugle.
Ah la vie ! Sous ses airs d’accident …
Pourtant belle comme une migration de dauphins
Qui nage à la rencontre de sa réalité
traverse l’écume des vagues froides
et fait jaillir des éclats d’or pur, sous le soleil.
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